Peau de nuit, masques de métamorphose.
Portraits artistiques frontaux, centrés et iconiques. Des figures à la peau profondément noire et brillante, semblable à l'obsidienne vive. Du cri originel à visage nu aux masques sculpturaux d'orfèvrerie — fer, verre, chrome, cristal ou filigrane baroque —, chaque regard est une présence monumentale entre secret, rupture et libération.
Tout commence par The Shout, l'autoportrait fondateur sans masque où la retenue cède la place à la libération pure. S'ensuit le cycle des dix masques sculpturaux. Cliquez sur chaque portrait pour l'admirer en plein écran.
« À quel moment cesse-t-on de retenir ce que l’on porte en soi ? »
Cette image est née de cette idée : le moment précis où la retenue disparaît. Pas un cri de colère. Pas un appel à l’aide. Mais une rupture.
La peau devient presque noire, les sourcils et le regard émergent de l’obscurité, et le bleu des yeux devient le dernier point de contact avec l’extérieur. The Shout est un autoportrait transformé, à la frontière entre photographie et art numérique. Pour moi, le cri représente ici la libération.
Le principe de la série est de montrer des personnages en portrait frontal, cadrés en buste ou tête-épaules, dans une pose similaire, presque hiératique. Leur peau est toujours très noire, profonde, dense et brillante, comme de l’obsidienne vivante. Le fond blanc épuré concentre toute la charge émotionnelle sur l'intensité du cri, la profondeur du regard et la matière du masque.
Pensé comme une extension symbolique de l’identité, le masque évoque la protection, l’enfermement, le secret, la transformation ou la libération. L’ensemble dégage une noblesse souveraine, une tension intérieure et une esthétique sculpturale haut de gamme, entre photographie d’art et mode conceptuelle.
L'autoportrait à nu, sans masque, où le cri rompt le silence et libère l'énergie brute de la série.
Une peau d'une noirceur absolue et lustrée, captant la lumière à la manière du verre volcanique.
Du fer forgé au cristal liquide, chaque masque matérialise une strate invisible de l'esprit humain.