Un siècle plus tard, la ville n'est pas une ruine.
Depuis 2017, un voyageur temporel arpente Caen déplacée d'un siècle. Ni futur lointain, ni apocalypse fracassante. Juste le temps qui a continué pendant qu'on regardait ailleurs. Les bâtiments tiennent, les rues gardent leurs noms, les pierres ont simplement arrêté de servir à quelque chose. Œuvres Fine Art Dibond, chapitre I du roman SF en cours d'écriture.
Quatre lieux. La pierre, le silence, le droit, la mémoire. Ce qui reste quand la ville cesse d'avoir des usages. Le Fragment I viendra plus tard. Le roman aussi.
Caen 2125 n'est pas une ruine. C'est ce qui reste quand la ville cesse d'avoir des usages. Chaque image est un fragment. Un lieu que je connais pour l'avoir traversé mille fois, rephotographié comme il serait dans un siècle. Ce qui reste debout dans ma mémoire de Caen n'est pas ce qu'on a construit. C'est ce qu'on n'a pas réussi à détruire.